juin 28 2013
28 juin – Championnat d’Allemagne, pourquoi ça marche…
En Europe, peu de Championnats nationaux organisés dans les catégories KZ2, KF et KF-Junior affichent encore une belle santé. En France, seul le KF-Junior survit, mais avec seulement une quinzaine de pilotes !
Le Championnat d’Italie se maintient, avec de nouveau cinq meetings organisés en 2013. Le pays du karting profite de la présence sur son sol de nombreuses équipes internationales, dont certaines possèdent des pilotes à gros budget pouvant se permettre de multiplier les courses.
Certains pilotes italiens ont choisi de privilégier le Championnat de la fédération italienne, plutôt que la coûteuse WSK. Autre série à connaître un beau succès, c’est le DKM (Deutsche Kart Meisterschaft).
Le Championnat d’Allemagne a su attirer des pilotes des pays de l’est, les Scandinaves et les Néerlandais, qui n’ont pas ou peu de courses réservées aux catégories de la CIK. Mais les Allemands aussi sont nombreux à participer à leur propre championnat.
Certes, l’Allemagne n’a pas vécu le même engouement que la France pour les coupes de marque Rotax et X30. Mais il faut aussi souligner l’excellente organisation de nos amis allemands. Habitué des Grands Prix FFSA, le team VDK Racing a ainsi choisi ce pays comme terre d’accueil pour faire courir plusieurs de ses pilotes, dont le Français Victor Compère. Les frères Verdaasdonk nous en ont parlé…
Déjà l’accueil est très chaleureux, on sent que la considération des concurrents est prise en compte. Les coûts d’inscription ne sont pas prohibitifs, on prend l’essence à la pompe à un tarif grand public. Les codes barre sont de rigueur pour les pneus, ça accélère les différentes démarches.
Ensuite, nous avons trouvé que les courses se passaient très bien d’un point de vue sportif, les officiels gèrent bien les pilotes. Ensuite, le suivi en live-timing est très agréable, tant pour les temps que pour les images. Quant aux circuits, nous avons eu pour le moment Wackersdorf et Ampfing, deux circuits de qualité aux normes CIK. On verra les suivants dont la notoriété est moindre.
Seul regret, l’absence d’essais le jeudi, alors que la piste est ouverte dès le mercredi. Quand on est là dès le début, on tourne en rond le jeudi ! Toutefois, on roule souvent avec des pneus usés le premier jour et on ne passe qu’un train neuf le vendredi. Et les Bridgestone de type médium sont plutôt bons.
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On se souvient qu’en mars, Negro était proche de la victoire lors de l’ouverture de la WSK Euro Series et avait déjà levé les bras au ciel peu avant l’arrivée, lorsque Zanchetta lui ravissait la victoire sur la ligne !

Dès les essais chronométrés, le sonomètre a fait quelques victimes. Plusieurs pilotes ont reçu des pénalités en place (aux chronos) ou en dixièmes (dans les manches), pour avoir dépassé dans de faibles proportions la limite de 108 dB. Fort heureusement, le bon sens revenait le lendemain et les commissaires sportifs se montraient beaucoup plus cléments en traquant surtout les karts très bruyants (il n’y en a pas eu !). En revanche, les départs ont ensuite été observés de près.
A l’Europe, on ne plaisante pas… comme pour le mécanicien et le pilote de ce châssis Birel qui a pris en compte la forte adhérence du circuit et des gommes fournis par Bridgestone. Ainsi pouvait-on admirer la présence de trois raidisseurs placés côté moteur ! Heureusement que les paliers sont étudiés pour les recevoir, ce qui facilite leur installation…

Au volant de son Tony-Parilla, Julien a progressé et est aujourd’hui capable de se battre avec les meilleurs. Il l’a démontré en réalisant de belles choses au Championnat d’Europe à Alcaniz, mais la réussite n’a hélas pas été de son côté en finale.

Les commentaires des premières personnes à avoir foulé le pied de ce circuit sont plutôt positifs et c’est tant mieux pour ce lieu chargé d’histoire en terme de sports mécaniques. Outre sa particularité de tourner dans le sens anti-horaire, cette piste de 1400 mètres possédera de superbes infrastructures digne des grandes épreuves internationales.




Egalement très proche de l’usine Iame avec laquelle il collabore depuis de nombreuses années, l’Italien s’est mis à la recherche d’une solution permettant d’optimiser la performance des moteurs. Il a ainsi équipé ses Parilla de roulements à rouleaux destinés aux motos de course Aprilia.

Petit en taille, Lando Norris doit aussi avoir de petites mains, pour garnir de la sorte son volant, avec cette protection qui rappelle celle utiliser par les cyclistes. Mais il y a une autre explication. Chez RFM, l’ancien Champion du Monde et grand technicien Terry Fullerton joue le rôle de coach et distille ses conseils au pilote de l’équipe Ricky Flynn Motorsport.
On sait que le Britannique est à cheval sur la position des mains sur le volant, qui selon lui est très important pour le pilotage, surtout avec des pistes à forte adhérence. Vainqueur de la WSK Euro Series 2013, Lando Norris est actuellement en tête du Championnat d’Europe KF-Junior après sa récente victoire à Alcaniz en Espagne.
Ainsi, le Monégasque Charles Leclerc va sans doute débuter en monoplace l’an prochain, mais il aura disputé, après le Minime, une saison en Cadet, deux en Junior, une en KF (avec du M18 en plus) et une en KZ1 cette année. De quoi franchir le cap avec une sacrée expérience des sports mécaniques.

Couru habituellement en KF2, KF3 et depuis peu en KZ2 en remplacement du KF1, le Viking Trophy connaissait il est vrai une chute inquiétante du nombre de ses engagés, année après année.

Encore peu expérimenté, celui-ci avait débuté la saison sous les couleurs Intrepid et n’avait pas eu la partie facile en s’attaquant directement à des courses des séries WSK ou à la Winter Cup.


