Les 24 Heures du Mans ont leur exposition universelle

Ce mercredi, la Grande Exposition du Centenaire des 24 Heures du Mans a été inaugurée au Musée des 24 Heures du Mans, à deux pas de l’entrée nord du célèbre circuit. Si on utilise le mot “incroyable” un peu à tort et à travers ces temps-ci, il s’impose dans ce cas précis, car on a du mal à croire qu’il a été possible de rassembler 80 voitures authentiques qui ont grandement contribué à la légende du Mans, dont 59 qui ont gagné l’épreuve !

Imaginez votre trouble quand vous arrivez au détour d’une galerie devant cette Porsche 917.

Imaginez votre trouble quand vous arrivez au détour d’une galerie devant cette Porsche 917.

C’est la première fois qu’un tel événement se produit et, comme le suggère le président de l’ACO Pierre Fillon, c’est plus que probablement la dernière. L’équipe chargée de regrouper tant de trésors n’a pas ménagé ses efforts et quelques-uns avaient les traits tirés par la fatigue et l’émotion au moment d’accueillir les premiers visiteurs.

C’était notamment le cas de Fabrice Bourrigaud, directeur culture et héritage qui a régalé les médias présents de quelques anecdotes. Comme celle-ci, tenez : saviez-vous que quatre voitures qui ont gagné Le Mans ont tout simplement… disparu? “Elles n’existent plus. A commencer par la première, la Chenard & Walker gagnante en 1923. On ne sait pas du tout ce qu’elle est devenue. Un autre bon exemple est le “Tank” Bugatti qui gagne les 24 Heures du Mans en 1939, la dernière édition courue avant la Seconde guerre mondiale. Quelques jours après cette victoire, Jean Bugatti, le fils d’Ettore, procède à des essais à côté de l’usine de Molsheim, perd le contrôle de la voiture et se tue au volant. La voiture est détruite, fin de l’histoire.”

La Ferrari 330 P4 a gagné à Daytona, mais a dû se contenter de la 2e place au Mans.

La Ferrari 330 P4 a gagné à Daytona, mais a dû se contenter de la 2e place au Mans.

Certains châssis ont eu plus de chance, notamment les cinq qui l’ont emporté deux fois, comme la Porsche 956 “New Man” du Joest Racing en 1984 et 1985.

Pour résumer, on n’a qu’une vie, il faut donc absolument visiter cette extraordinaire exposition, qui fermera ses portes le 2 juillet. Puis ces 80 œuvres d’art retourneront dans leurs musées et collections privées…

Texte et photos Romane Didier

Une fabuleuse Maserati “Birdcage”

Une fabuleuse Maserati “Birdcage”

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La Jaguar type D victorieuse en 1957.

La Jaguar type D victorieuse en 1957.

Cette Porsche 936 est remontée de la 41e à la 1ère place pour remporter l’édition 1977. Mais pourquoi avoir réparé le rétroviseur?

Cette Porsche 936 est remontée de la 41e à la 1ère place pour remporter l’édition 1977. Mais pourquoi avoir réparé le rétroviseur?

La seule, l’unique, l’authentique BMW Art Car by Calder.

La seule, l’unique, l’authentique BMW Art Car by Calder.

La série des Porsche 956/962 l’a emporté à sept reprises, en comptant la Dauer de 1994.

La série des Porsche 956/962 l’a emporté à sept reprises, en comptant la Dauer de 1994.

Cette Jaguar XJR9 a gagné les 24 Heures avec une boîte cassée. L’endurance à son paroxysme !

Cette Jaguar XJR9 a gagné les 24 Heures avec une boîte cassée. L’endurance à son paroxysme !

La Mazda et son moteur rotatif a propulsé trois jeunes pilotes sur la première marche.

La Mazda et son moteur rotatif a propulsé trois jeunes pilotes sur la première marche.

La Porsche 919 Hybrid de Dumas, Lieb et Jani a gagné quand la Toyota s’est arrêtée au seuil du dernier tour en 2016.

La Porsche 919 Hybrid de Dumas, Lieb et Jani a gagné quand la Toyota s’est arrêtée au seuil du dernier tour en 2016.

Hervé Guyomard, historien des 24 Heures du Mans et ancien directeur du circuit Bugatti et de son école de pilotage, pose devant la WM du record de vitesse dans les Hunaudières (405 km/h).

Hervé Guyomard, historien des 24 Heures du Mans et ancien directeur du circuit Bugatti et de son école de pilotage, pose devant la WM du record de vitesse dans les Hunaudières (405 km/h).

On l’oublie souvent, mais la légende du Mans s’est également forgée avec des voitures de très petites cylindrée, telle cette Simca 5 dont la cylindrée n’excède pas 566 cm3, engagée en 1939 par Amédée Gordini. Elle a d’ailleurs gagné sa classe.

On l’oublie souvent, mais la légende du Mans s’est également forgée avec des voitures de très petites cylindrée, telle cette Simca 5 dont la cylindrée n’excède pas 566 cm3, engagée en 1939 par Amédée Gordini. Elle a d’ailleurs gagné sa classe.