Yan Pesce: Gagner encore avec MP Racing…

21 juin, 2010 par Kartmag 

Yan Pesce

Yan Pesce

Depuis qu’il a choisi la catégorie 125cc à boîte de vitesses pour poursuivre sa carrière de kartman au milieu de la dernière décennie, Yan Pesce s’est forgé un beau palmarès, en plus d’être considéré comme une valeur sûre de la discipline. Actuellement 2e de la série GPO en KZ2, le pilote Energy-MP Racing a plus que confirmer ses ambitions.

Yan, peux-tu nous résumer ton parcours en karting?
Mon père (Richard Pesce, Ndlr) a couru durant plusieurs années, obtenant notamment d’excellents résultats en Superkart 250. Puis, il s’est décidé à arrêter – difficilement ! – et on a alors commencé à courir avec mon frère Mathieu, qui est légèrement plus âgé que moi. Les progrès ont été assez rapides, avec des victoires en Minime, puis je suis passé directement en Junior, puis ICA. C’est à partir de 2005 que je me suis lancé en Nationale 125. Je cours désormais en KZ2.

Chez les Pesce, c’est un peu du karting en famille. Comment le gères-tu?
C’est vrai qu’on vit ça encore plus intensément depuis que Mathieu a créé MP Racing. Mon père y compris, il est à fond dedans, encore plus que lorsqu’il était pilote ! Bien sûr, ce n’est pas facile tous les jours, car on n’est pas toujours d’accord. Il y a parfois des clashs, c’est normal, surtout quand ça ne marche pas. Mais quand les résultats sont là, c’est génial de partager ça ensemble. Dans tous les cas, on essaye de se soutenir mutuellement et il faut avouer qu’on n’a pas à rougir des performances du team.

Depuis tes débuts, tu as toujours été très rapide, pourquoi as-tu attendu de nombreuses années avant de voir ce talent récompensé côté résultats?
En Junior et en ICA, ce fut surtout une question de maturité. J’étais compétitif, mais je voulais aller trop vite, je visais trop haut et ce n’est pas la meilleure manière d’y arriver. De plus, à cette époque, les pelotons étaient très fournis et le moindre incident pouvait vite te faire rater une course, même après un bon chrono. J’étais sans doute un peu « fou-fou ». Pour le moral, cette époque était parfois difficile à vivre, même si je garde quand même quelques bons souvenirs. A la qualif européenne à Lavelanet en 2004, je monte sur la 3e marche du podium, juste devant mon équipier Kevin Estre, mais c’est lui qui a gagné le Championnat d’Europe à Mariembourg pendant que je galérais ! Un mauvais souvenir… J’ai aussi terminé 5e de la qualif européenne au Portugal en Junior en 2002.

Dans ta carrière, il y a eu un petit break, mais aussi de beaux succès en 125cc…
Oui, le break, c’était après… un retrait de licence ! Bon, c’est oublié, je préfère me souvenir de cette saison en 2005. Après quelques remises en question, on est reparti d’une feuille blanche, en s’inscrivant en Nationale 125. Avec mon PCR motorisé par Foti Power, on a gagné la Coupe de France à Lavelanet, un super souvenir ! Ça a fait du bien à tout le monde, surtout après autant d’années à courir après un titre d’envergure. En plus, ça m’a vraiment mis en confiance pour la suite. Depuis, il y a eu d’autres bons résultats, dont la victoire au Trophée KART mag 2009 et la 2e place à la Coupe de France. Cette saison a aussi démarré sous d’excellents auspices.

Que fais-tu en dehors du kart?
Je travaille avec mon père, qui est grossiste en fleurs. Sinon, j’essaye de donner un coup de main dès que je peux à MP Racing, au magasin ou à l’atelier.

Les relations sont-elles bonnes avec les Italiens de Energy?
Oui, il y a une bonne collaboration, même si on aimerait qu’elle soit encore plus étroite. Cette saison, ils m’ont incorporé dans leur team officiel au Championnat d’Europe, c’est une belle reconnaissance. Ils ont aussi du matériel très compétitif et très bien fini. Energy est une des marques qui a le plus progressé en cinq ans. Le châssis est facile à piloter et, surtout, à régler, c’est important pour les clients de MP Racing.

Une échéance importante arrive…
Oui, avec le final du Championnat d’Europe KZ2 à Varennes sur Allier ! On jouera à domicile, j’espère vraiment un bon résultat. Lors de la première épreuve à Sarno, la performance était là, on se battait pour le podium, mais la réussite n’a pas vraiment été au rendez-vous après d’excellentes manches.

Qu’espères-tu de ces prochaines années?
Continuer à essayer de décrocher de bons résultats dans ces catégories 125cc à boîte de vitesses, où je prends vraiment beaucoup de plaisir…

Ton père a roulé en Superkart, en as-tu déjà essayé un?
Non, mais je n’arrête pas de le pousser pour le faire. Seulement, il n’a pas l’air très chaud…

Yan Pesce digest

> Né le 18 février 1987, 23 ans
> Signe: Verseau
> Réside près de Clermont-Ferrand (63)
> Débuts en karting: Minime à l’âge de 10 ans
> Circuit préféré: Varennes sur Allier
> Plat préféré: Spaghetti bolognaise
> Marques de châssis successives utilisées: PCR, Tecno, Sodi, CRG, Energy
> Catégories successives: Minime, Junior, ICA, Nationale 125, KZ2
> Anecdotes: “En Minime à Laval, un lapin a traversé devant moi, je n’ai pas pu l’éviter et je l’ai écrasé. Et plus récemment, je suis parti à un GPO et, à part le casque, j’ai oublié tout mon équipement !”

BRAVO A YAN PESCE. Une semaine après cet interview réalisé lors du GPO à Angerville, le pilote Auvergnat a remporté la dernière épreuve du Championnat d’Europe KZ2 à Varennes sur Allier, devenant à l’occasion vice Champion d’Europe 2010 !

Yan Pesce en KZ2 dans son fief de Varennes

Yan Pesce en KZ2 dans son fief de Varennes

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