Guillaume De Ridder: “Briller à l’international”

2 avril, 2010 par Kartmag 

Guillaume De Ridder

Guillaume De Ridder

Nous avons profité de la 2e épreuve de la WSK Euro Series à Lonato pour rencontrer Guillaume De Ridder. Agé de 17 ans et titulaire d’une licence belge, il est pourtant bien connu des Français, puisqu’il a animé avec brio les Grands Prix FFSA en KF3 et KF2 ces dernières années. Rapide et constant sur le sec, excellent sous la pluie, il est devenu une valeur sûre dans le milieu international.

Bonjour Guillaume, il semble que je n’arrive pas au meilleur moment?
Disons que mon week-end se déroulait plutôt bien jusqu’à cette pré-finale. J’étais 12e après les qualifications après de bonnes manches, mais un Britannique a voulu forcer le passage en vue de l’arrivée de la pré-finale et on s’est accroché. Il était plus vite que moi en fin de course, j’ai fermé les portes, ça ne lui a pas plu. Mon équipe pense que je n’aurais pas dû résister et le suivre. En karting, on apprend constamment de ses erreurs ! (Contraint à l’abandon en finale, Guillaume n’a décidément pas connu la réussite escomptée à Lonato, Ndlr).

Après une telle expérience, es-tu pour ou contre le système CIK avec ses caméras embarquées?
Plutôt contre, ça va trop loin. Il y a trop d’effets pervers avec ce système, je préfère de bons commissaires qui surveillent la course et l’intégralité du peloton.

Bon, parlons de choses plus positives avec ton début de saison plutôt encourageant…
En effet, je termine 15e à la Winter Cup après avoir démontré de belles choses et ce fut encore mieux lors de la 1ère course de la WSK Euro Series à La Conca. En dépit d’un chrono moyen lors d’une séance disputée avec des conditions météos changeantes, je n’ai pas cessé de remonter. J’étais 14e après les manches, puis 11e en pré-finale et j’ai fini 5e de la finale. Le niveau est hyper relevé à la WSK, c’est donc un résultat encourageant. La semaine suivante, j’étais à Mariembourg pour le Championnat de Belgique, qui compte quatre courses par meeting. J’en ai gagné deux et terminé une fois 2e. C’est bien parti…

Peux-tu nous retracer ton parcours?
J’ai commencé à l’âge de 10 ans en Belgique en Mini 60cc en 2003. L’année suivante, je termine 4e du Championnat dans cette catégorie. En 2005, Championnat de Belgique toujours, avec la 3e place en Cadet. C’est en 2006 que j’ai découvert le Championnat de France. Le niveau étant plus relevé qu’en Belgique, j’y ai participé tous les ans jusque l’an passé, me classant 3e en KF3 en 2007 et encore 3e en KF2 en 2009. Ma meilleure saison en France, ce fut en 2008 avec le titre de vice Champion en KF3. J’ai gagné les quatre finales courues le dimanche sur des circuits aussi différents que Lyon, Salbris, Essay et Varennes, mais Maisano a marqué quelques points de plus que moi sur l’ensemble des 8 courses. J’ai aussi fini 3e du Championnat de Belgique KF2 l’an passé. En revanche, la réussite n’a pas souvent été au rendez-vous lors des grandes épreuves internationales.

N’est-ce pas trop difficile de trouver les budgets pour courir à haut niveau, d’autant qu’ils ont plutôt tendance à augmenter chaque année?
Cette partie, c’est mon père qui s’en occupe. J’ai la chance de pouvoir compter sur des partenaires, mais c’est vrai que ce n’est pas facile. Le fait que je cours à haut niveau et que je peux présenter un palmarès étoffé, ça aide. Mais c’est vrai que certaines structures sont financièrement inabordables. On essaye alors de trouver la meilleure solution pour courir dans de bonnes conditions. Cette saison, ça s’annonce bien grâce à un excellent matériel avec Kosmic-Vortex et au team RSD Karting (3 initiales qui viennent des prénoms de Raphaël Venant, Sébastien Bielande et David Di Giacomo, qui sont revendeurs Kosmic à Charleroi, Ndlr). Côté moteur, on travaille avec Olivier Maréchal, une personne renommée et très compétente.

As-tu prévu de participer au Championnat du Monde M18?
Non, ce n’est pas au programme, celui-ci étant déjà chargé. En plus, on ne connaît pas le matériel qui sera utilisé lors de ce Championnat.

As-tu pensé à l’auto?
Oui, mais tout dépend des budgets que nous pourrons avoir ! J’ai eu l’occasion de participer au volant RACB en 2008 avec l’Auto Sport Academy. J’ai terminé 2e juste derrière Benjamin Bailly. J’étais très proche de lui, mais peut-être un peu moins expérimenté.

Après le KF2, te verra t-on bientôt en Super KF ou KZ?
A choisir, je préférerais plutôt la Super KF. Le 125cc à boîte à vitesses, ça m’attire moins. Mais je ne sais pas encore de quoi l’avenir sera fait. Mon objectif est d’abord de réaliser une bonne saison 2010 en KF2. Il y a plusieurs échéances que je ne veux pas rater, comme le Championnat d’Europe et la Coupe du Monde, en plus de la WSK. Mais je compte participer aussi à l’intégralité du Championnat de Belgique, au Championnat du Benelux, à la WSK Nations Cup, ainsi qu’à deux endurances, dont les 24 Heures du Mans. Je commence maintenant à avoir une bonne expérience, j’ai montré que je pouvais être compétitif, tout en faisant attention à la gestion d’une course. La manière évoluer dans le peloton ou la gestion des pneus et du matériel, tout ça est très important en karting…

Guillaume De Ridder est né en Belgique le 19 janvier 1993 (17 ans, capricorne). Il réside à Nivelles, là où Peter De Bruijn est devenu Champion du Monde en 1980 devant Ayrton Senna !

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Guillaume De Ridder en KF2 à la WSK 2010

Guillaume De Ridder en KF2 à la WSK 2010

Le Belge Guillaume De Ridder au volant de son Kosmic-Vortex

Le Belge Guillaume De Ridder au volant de son Kosmic-Vortex

Commentaires

3 réponses to “Guillaume De Ridder: “Briller à l’international””

  1. Meunier on avril 5th, 2010 6:02

    Je ne peux que confirmer que Guillaume De Ridder est un bon pilote, c’est quelqu’un qui vaut la peine d’être suivi.

  2. elie on avril 11th, 2010 8:22

    Guillaume la chance va te sourire à la WSK et je compte sur toi pour gagner le championnat de Belgique KF2
    Vivement les 24H du Mans

  3. marielle on avril 12th, 2010 8:02

    bravo continue comme ça , on est fier tu sais!