Chronique: Florent Richard en Normandie…
3 juin, 2010 par Kartmag
Voici la deuxième chronique 2010 de Florent Richard (numéro 31 ci-dessus), ce jeune pilote qui a remporté le Volant Go Kart-KFS fin 2009 à Ancenis, et de ce fait une saison comprenant le Challenge Minarelli et le Défi France. Ses aventures au niveau régional dans une catégorie de promotion sont intéressantes à suivre, car beaucoup de pilotes (anciens, actuels, néophytes ou futurs) peuvent très bien s’identifier aux péripéties et aux joies que rencontre Florent. Hélas pour lui, la 2e épreuve du Challenge Minarelli Ouest 2010 organisée sur le circuit du Grand Ouest à Essay les 22 et 23 mai s’est plutôt mal terminée. Il nous raconte…
“Vendredi soir, il faut vite préparer toutes les affaires, une douche et au lit, car la nuit s’annonce courte avec un départ à 4 heures du matin. La route, elle, fut longue. Arrivée sur la piste à 8 heures, il y a déjà du monde ! On décharge la remorque et on monte le barnum. Le kart est prêt, les essais libres peuvent commencer. Les chronos s’améliorent petit à petit, malgré un petit souci au niveau du réglage carbu. L’après-midi, je teste différents réglages. Chouette, les chronos descendent toujours ! Je me classe 6e, 7e et 6e des trois séances de l’après-midi.
Il est temps de préparer le kart pour le lendemain. On décide d’opter pour les mêmes réglages châssis trouvés dans l’après-midi. On monte les pneus de la course précédente au Mans. On va sans doute descendre un peu les pressions, peut-être étions-nous trop haut la dernière fois. Il faut alors monter la tente, manger et passer à la douche – froide ! – et au lit. Nuit plutôt difficile et réveil à 6h45 pour le petit déjeuner. On enfile la combinaison et direction le paddock… Je vérifie les derniers trucs avant les essais chronométrés prévus à 8 heures.
Le stress commence à monter sur la pré-grille, mais il redescend aussi tôt une fois le moteur en route. C’est parti pour sept boucles. Les premiers tours sont difficiles, car il y a très peu d’adhérence. Heureusement, le châssis réagit bien et ça va nettement mieux vers le 5e tour. Puis, voilà que je sens des vibrations bizarres à l’arrière. Je pense tout de suite aux roues, c’est la seule chose que je n’avais pas vérifiée, vu que je l’avais fait le samedi soir… Je dois finir au ralenti pour rejoindre les stands. L’incident est confirmé, voilà une erreur à ne plus faire. Je suis d’autant plus déçu, que je n’ai pas pu voir comment le châssis réagissait. je décide donc de ne toucher à rien côté réglages pour la première manche.
Une bonne trentaine de pilotes sont présents en KFS Jeunes, je suis en plein milieu en 15e position. Je prends un bon départ, le premier droit se passe bien et je gagne quelques positions. A la première épingle en revanche, c’est serré, je sens que ça va partir en vrac. Je décide de passer dans l’herbe à l’intérieur pour éviter l’accrochage. Hélas, je me prends une grosse boîte et je vais rejoindre le vrac. Le kart vole un peu, un autre part en tonneau et je suis un des seuls à rester coincé suite à ce gros gros accrochage. Le kart ne repart pas, je le range alors sur le bord de la piste. Le pare-chocs arrière est détruit et les fixations du ponton gauche tordues. Déçu, j’attends sagement la fin de la manche, mais je reste motivé pour la deuxième manche !
Cette fois, on monte un peu les pressions et j’élargis un peu l’arrière. Cette fois, les premiers virages se passent sans problème, mais ça ne marche pas comme je veux. Je me bats avec le châssis pour garder le rythme, je finis 13e. Au cumul des deux manches, je suis 24e, soit en 12e ligne pour la pré-finale. Dur, dur ! Je prends encore un bon départ, je remonte petit à petit sans prendre de risque, car il y a encore la finale après. Je me retrouve 13e derrière Anaïs Prioul. Je suis régulier, mais ça fait un peu l’élastique. Dans l’avant dernier tour, je reviens un peu sur elle. Le premier droit avalé, je reviens un peu dessus. Elle ressort mieux des virages, mais je reprends un peu de temps ensuite. Je m’applique, j’enroule bien un virage pour la doubler au freinage du grand gauche. Je tiens ma place dans le droit suivant, ça passe, génial ! Hélas, à la relance, mon moteur se coupe net. Le câble d’accélérateur a lâché, alors que je vois le Directeur de course présenter le panneau “dernier tour”. Je me dis “Bon sang c’est pas possible !”
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Il faut préparer la finale. J’ai senti que le châssis avait du mal à rentrer dans les courbes. Je décide de rentrer un peu l’avant et je baisse à nouveau les pressions. J’hésite également pour ajouter une dent, mais finalement je laisse comme ça. Je graisse la chaîne et je vérifie les serrages. Sur ma 26e place de grille, je suis motivé à bloc. Le panneau moteur est sorti. Le moteur ne démarre pas. Je crie: “Aller démarre !” Après plusieurs essais, je décolle enfin de mon emplacement, reprenant difficilement ma place. Nouveau bon départ, suivie d’une remontée rapide aux alentours de la 15e position.
Au 5e tour, deux pilotes s’accrochent devant moi. J’anticipe en prenant l’extérieur dans l’herbe, car un des pilotes part en marche arrière. Hélas, d’un coup, il change de direction et me touche à l’arrière droit. Je vole un peu, puis le kart retombe. Un peu secoué, je repars. Mais, je me rends compte qu’il y a un truc qui va pas du tout: ça vibre fort à l’arrière, le moteur ne prend pas ses tours et ça tourne tout seul à gauche. Je ne peux plus continuer comme ça et je dois m’arrêter. Du bord de la piste, je m’aperçois que l’arbre est tordu. En plus, le pneu arrière droit est crevé et la rotule de biellette tordue. Décidément, le week-end aura été galère jusqu’au bout avec en plus mal pas de casse. La séance d’essais du dimanche précédent avait déjà été problématique avec des soucis de carburateur et de démarreur.
J’espère bien faire mieux le 27 juin prochain à Ancenis, sur mon circuit préféré. De toute façon, j’peux pas trop faire pire ! Un grand merci à mon partenaire 2010, la société SGI (http://galvanoplastie.fr), à Madame Lenoir pour les photos et à toutes les personnes qui nous font confiance. Je dois apprendre, me faire plaisir et en profiter le maximum. Si les résultats doivent venir, ils viendront…”
Plus d’infos sur www.florent-richard.com





C’est vraiment ce qui s’appelle ne pas avoir de chance….. y’a des jours comme ça…
Tu sera chez toi à Ancenis, soit rapide dans les manches comme ça tu partira devant dans la phase finale et tu aura moins de problêmes.
Bon courage pour la suite
Bon courage,l’apprentissage est long mais les résultats suivront,à bientôt a ancenis.
On dit que le FFSA est une categorie ou la mecanique st plus que fiable mais quand on voit qu’on a souvent des problemes de demarrage ou des cable d’accelerateur qui lache… Moi je pense plutot que la Nationale est LA categorie qu’il faut avec un moteur plus que fiable et plus performant que le FFSA.
Le National, LA catégorie qu’il faut ?????????????????????????????? Déjà le prix d’achat avec les châssis CIK désormais, on est plus dans la même cour, si on rajoute la possibilité de changer d’arbres (dur tendre, etc ), je parle pas des jantes ( volume normal ou petit volume), et le moteur introuvable ou presque à louer si tu n’en possèdes pas, je suis pas certain que ce soit vraiment LA catégorie qu’il faut !.
J’ai inscrit ma fille à la Coupe de France féminine, et après deux mois de recherche on vient seulement de trouver un moteur à louer à un prix décent une semaine avant la course, ouf ! sinon on laissait tomber !
Alors oui, le nationale est plus puissant, se rapproche plus d’un vrai kart de course par ses multiples réglages,mais c’est tout, venez voir les bastons sur le challenge Mina en KFS et vous aurez compris qu’il y a pas photo si on considère le prix de revient !!!!!! même s’il faut changer ( refaire) un démarreur ou changer un cable d’accélérateur ( quelle dépense !).
Et un KFS à louer, tu peux le trouver complet pour quasi moitié prix par rapport à un national.
Que ce soit bien clair, je ne casse pas le National, mais pour les gens comme nous qui n’ont pas beaucoup de moyen, c’est déjà la course à l’armement et moi mon choix est fait !
J’en profite pour remervier la FFSA qui organise des courses mais ne fait rien pour aider ( je parle pas financièrement, mais simplement donner des adresses pour trouver du matériel, ou alors louer elle même des moteurs qu’elle pourrait sous louer ensuite ) les participantes et ne daigne même pas répondre aux mails qu’on lui adresse.
Mais il est vrai qu’il faut mieux garder son argent pour ( essayer de ) faire revenir les stars de la F1 en France !!!!!!!!!!!!!!!!