Charles Leclerc: Trois titres en trois mois !
décembre 23, 2011 ·
Pas une année, sans que Charles Leclerc (14 ans) ne confirme son talent qui ne cesse de grandir au fil des saisons. Champion Régional Mini-Kart en 2007, Vice Champion de France Minime en 2008 avec une victoire, Champion de France Cadet en 2009, Vice Champion de France Junior en 2010 avec deux victoires et vainqueur de la Monaco Kart Cup, sans oublier 2011: Charles a triomphé à la Coupe du Monde KF3, au Trophée Académie CIK et a remporté les deux finales Junior à Bercy ! De quoi ravir la société All Road Management de Nicolas Todt qui a décidé de prendre sous son aile le jeune monégasque en début de saison. Pour KART mag, Charles est revenu sur ces derniers mois remplis de succès et a évoqué son avenir…
> Charles, tu as réussi une grande saison, et pourtant elle était plutôt mal partie…
En effet ! Je sortais d’une année 2010 excellente avec Sodi, et des résultats prometteurs pour ma première saison en KF3. Hélas, le feeling avec l’équipe n’était plus aussi bon et la performance escomptée n’était pas au rendez-vous. Avec mon entourage, on a décidé de rouler chez Intrepid. Seulement, ce changement ne m’a pas permis de participer au Trophée d’Europe à Varennes et je n’ai donc pas pu me qualifier pour le Championnat d’Europe à Zuera. J’avoue qu’à ce moment-là, ma motivation en a pris un coup, j’étais même prêt à tout arrêter !
> Comment la passion et l’envie sont-elles revenues?
L’équipe de Nicolas Todt m’a bien soutenu. Puis, je suis parti sur leurs conseils en stage en Italie chez Formula Medicine. J’ai non seulement travaillé mon physique, mais surtout mon mental. Cela m’a fait beaucoup de bien et je suis revenu encore plus fort qu’avant, avec une grosse envie de gagner à nouveau. Je me suis bien investi au sein de l’équipe Intrepid, on a effectué beaucoup de tests pour la Coupe du Monde et je suis arrivé à Sarno regonflé à bloc. Voir mon équipier George Russell devenir Champion d’Europe m’a boosté, car je savais que j’allais avoir un matériel performant. Et ce fut le cas avec mon Intrepid-TM, j’ai été bluffé par l’efficacité du châssis.
> Peux-tu revenir sur ce succès à la Coupe du Monde…
Après avoir réalisé la pole position, je suis resté très concentré sur mon objectif. Les manches de qualification se sont bien passées et j’ai pu gagner la pré-finale. Au départ de la finale, je me suis fait surprendre par Esteban Ocon et j’ai chuté en 4e position. J’étais 3e le tour suivant, dans les roues de Max Verstappen. Je l’ai doublé dans une épingle, mais il a voulu résister et c’est à ce moment qu’il a perdu toutes ses chances. Le problème, c’est que Callan O’Keeffe avait profité de ces duels en début de course pour prendre de l’avance. Il avait environ une seconde et demie d’avance. J’ai alors enchaîné les tours très rapides en m’appliquant au maximum. Il m’a fallu sept tours pour le rattraper et le doubler. Les quatre derniers tours ont alors été très longs, car Callan était encore tout prêt, mais j’ai réussi à le garder à deux-trois longueurs derrière.
> Qu’as-tu ressenti après ton succès au Trophée Académie?
J’ai eu la chance de disputer deux années de suite cette compétition que j’ai appréciée. C’était à la fois une occasion d’affronter de bons pilotes avec du matériel identique pour tous et de défendre les couleurs de la Principauté de Monaco. Lors du final à Sarno, j’étais un peu dépité après la Course 1. Dans celle-ci, la piste était grasse, je me suis fait pousser et la chaîne a sauté. Heureusement, j’ai pu la remettre et remonter en 6e position, mais j’ai encore écopé d’une pénalité de 10 secondes et j’ai rétrogradé 11e. Mon rival, le Britannique Benjamin Barnicoat, avait terminé 2e et je pensais vraiment que le titre était joué. Je suis quand même parti sous la pluie de la Course 2 dans l’espoir de retourner la situation. Je suis rapidement revenu sur les leaders. J’ai doublé Barnicoat. Un pilote s’est mêlé de notre duel et j’ai vu Barnicoat tirer d’un coup tout droit. Il a perdu beaucoup de places, alors que j’ai réussi à gagner cette course après un beau duel avec le Finlandais Valtanen. J’étais super content de mon parcours dans ce Trophée Académie CIK, c’était bien de confirmer ma victoire à la Coupe du Monde dans un tout autre contexte.
A suivre ci-dessous…
……..
> Et ta saison s’est terminée en apothéose à Bercy…
Bercy, ça reste d’abord un show, mais tout le monde a rapidement pris ça très au sérieux pour essayer de monter sur le podium. Le samedi, j’ai été rapide toute la journée et j’ai gagné la finale. Je ne m’attendais pas à une course aussi facile. Le lendemain, mes adversaires avaient progressé et ce fut bien plus difficile. En plus, j’ai perdu deux dixièmes entre les deux manches et après avoir gagné la première, je n’ai pas réussi à remonter dans la deuxième comme je l’aurais voulu depuis la dernière ligne. J’ai dû partir 6e en finale. Je suis revenu au fur et à mesure et j’ai profité du duel Boccolacci-Stroll pour me faufiler après avoir doublé Anthoine Hubert.
> Comment fait-on pour être rapide à Bercy?
D’abord, il faut rester calme et chercher à bien exploiter le moteur qui accélère fort. Je pense avoir rapidement compris la technique de l’électrique, qui ne se conduit pas du tout comme en KF3. Il fallait rentrer fort sur l’avant dans le virage en plongeant très vite à l’intérieur, puis accélérer au plus vite en arrondissant vers l’extérieur de la trajectoire. Un peu comme en KZ en fait, ça permettait de parcourir moins de distance.
> Coupe du Monde, Trophée Académie, Bercy, quelle a été ta plus belle victoire?
La Coupe du Monde KF3 reste mon meilleur souvenir. Il y avait beaucoup de pilotes, un super niveau et gagner une grande épreuve mondiale, ça reste le rêve de tout pilote. Le Trophée Académie fut aussi un bon moment, mais je mettrais Bercy en 2e position en raison de l’impact que ça représente. Il y avait tellement de spectateurs, de TV, de médias. Et puis, monter sur le podium devant autant de gens, c’était super, même si j’étais quand même impressionné.
> Peut-on savoir ce que tu feras en 2012?
Mon équipe et mon manager devraient annoncer officiellement mon programme, mais je peux déjà dire que je vais rouler en KF2 avec la nouvelle équipe ART Grand Prix qui vient d’homologuer sa propre marque de châssis. Ce sera un beau défi ! Pour le moment, je voudrais remercier toutes les personnes et les sociétés qui m’ont aidé et soutenu en 2011…
Photos © Joël Gaboriaud
Antonin Mougin: “2011, une très bonne année !”
octobre 14, 2011 ·
Ancien Champion de France, Antonin Mougin fait partie des pilotes qui ont réussi leur reconversion dans le milieu du kart, que ce soit avec son installation sur le circuit de la Vallée ou son team Sport Karting Compétition, qui vient de vivre de beaux succès…
> Antonin, peux-tu te présenter?
“Je suis un passionné de karting qui a découvert ce sport en 1992. J’ai beaucoup couru dans la région Alsace-Lorraine, en disputant plusieurs courses nationales. Outre des titres de Champion Régional, j’ai mis 10 ans pour devenir Champion de France, c’était en Nationale 100 en 2002 avec un Trulli-Rotax. Ensuite, j’ai couru un peu en 125cc à boîte de vitesses puis en Rallye, avant de me consacrer à 100% au circuit de la Vallée. J’ai repris cette piste en 2000, elle est située près de Vesoul en Bourgogne-Franche Comté.
> C’est donc là que tu as créé ton team de compétition?
Oui. J’ai d’abord effectué pas mal d’aménagements sur le circuit pour le remettre au goût du jour, avec un agrandissement du tracé pour le porter à 1100 mètres, afin de pouvoir recevoir des compétitions officielles. C’est en 2004-2005 que je me suis investi dans Sport Karting Compétition. Il comprend une partie atelier où je m’occupe de la maintenance du matériel et de la préparation des moteurs, ainsi qu’une boutique où je revends notamment les châssis Tony Kart et Kosmic, en plus du service course avec de nombreux déplacements durant la saison.
> Parles-nous de cette saison 2011 qui a été couronnée de succès…
Ce fut en effet une très bonne année pour nous et je voudrais remercier tous ceux qui en sont à l’origine, les pilotes, les mécaniciens, les accompagnateurs, les parents, etc. Il y a d’abord le Championnat de France Nationale, qui s’est fini en apothéose à Laval avec le triomphe d’Antoine Jouvanceaux. En pré-finale comme en finale, il s’est imposé devant son équipier Mathias Vaison. Ce dernier est le fils de Christophe Vaison, un brillant pilote de Rallye. Les deux pilotes ont terminé 2e et 3e au classement final du Championnat, alors que Antoine Rocard a complété le tir groupé du team en se classant 7e. Vaison a confirmé sa compétitivité en gagnant la Finale du Challenge Rotax France à Laval. Nous avons aussi obtenu d’excellents résultats en Minime, en Cadet et en Rotax Max, avec par exemple Alexis Couturier, qui s’est octroyé la 2e place de la qualification est de la Bridgestone Cup.
> Le Belge Christophe Adams court aussi sous les couleurs Sport Karting Compétition…
Oui et il a gagné le Rotax Euro Challenge en Rotax DD2 Master et a terminé vice Champion en Rotax Master, en plus de remporter le Classement National Rotax France dans cette catégorie. Tous ces résultats nous ont permis d’acquérir une belle notoriété cette saison…
> Comment peut-on expliquer la montée en puissance du team?
Cela fait déjà un petit moment que la performance est au rendez-vous, mais cela se sait d’autant plus lorsque ça se passe au niveau national, voire internationale. Il y a beaucoup de travail en amont pour préparer le matériel et optimiser les moteurs. Certains nous ont fait confiance pour la location du matériel et pour l’assistance, mais dans tous les cas nos clients bénéficient de nos conseils. Notre but est aussi de les faire progresser au niveau pilotage et technique. En tant qu’ancien Champion de France, je pense qu’ils sont à l’écoute.
> Il paraît qu’on peut avoir la chance de voir Sébastien Loeb – le septuple Champion du Monde de Rallye – sur le circuit de la Vallée?
Suivant son emploi du temps très chargé, cela peut arriver ! Il possède un kart chez nous et n’hésite pas à venir s’éclater au volant de son 125cc à boîte de vitesses. Il a aussi disputé une course avec nous en 2009, le Vega Trophy à Mirecourt. Il avait d’ailleurs gagné la finale en KZ2 ! Il était en outre présent en juillet dernier pour un gigantesque show mécanique que nous avons organisé. Celui-ci a ramené beaucoup de monde, c’était une bonne promo pour le kart”.
Photos © Tino Cacopardo / CT Photos
Sébastien Bailly: “Encore beaucoup de choses à prouver”
juillet 11, 2011 ·
Le pilote belge s’est lancé un nouveau challenge en 2011 en s’engageant au Championnat du Monde KF1. Après ses excellents résultats décrochés ces dernières années en KF3 puis en KF2, Sébastien (bientôt 19 ans) s’estimait mûr pour accéder à l’échelon supérieur. L’osmose qui s’est créée avec l’équipe officielle Kosmic n’est pas étrangère à son évolution. Rapide, discret, sympa et humble, Sébastien Bailly ne le cache d’ailleurs pas dans l’interview qu’il nous a accordé…
Sébastien, peux-tu nous résumer ton parcours depuis ta naissance jusqu’à aujourd’hui…
Je suis né le 30 juillet 1992 à Liège, en Belgique. J’ai vraiment commencé le kart en 2001. J’ai fait deux saisons complètes en Mini, 2 ans de Cadet, 2 ans de KF3 et 3 ans de KF2, avant de courir cette année en KF1.
Parle nous du niveau en KF1?
D’un côté, cela se rapproche du KF2. A part les pneumatiques, le matériel est le même et les pilotes sont souvent issus du KF2. Sauf que l’on y retrouve que les meilleurs ou presque, avec des pilotes qui ont déjà roulé en Super KF ou KF1 dans le passé, comme Libor Toman ou Flavio Camponeschi. Du coup, on est nombreux dans le même dixième et, à ce niveau, tout compte. La performance, bien sûr, mais aussi l’expérience, la stratégie et la combativité. La moindre faute se paie “cash” en KF1.
Avec le palmarès que tu as désormais, tu fais partie des meilleurs. Est-ce rassurant?
En KF1, j’estime que j’ai encore tout à prouver. Le KF1, c’est un combat de tous les instants. Tant qu’on n’a pas été Champion du Monde, on n’a pas atteint le sommet, donc il faut continuer à prouver, à montrer que l’on en est capable.
C’est ce que tu a pensé après la première course qui a eu lieu en Allemagne?
Tout à fait ! A Wackersdorf, Nyck De Vries était un cran au dessus de tout le monde. Par contre, j’estime que j’avais le matériel pour finir 2e ou tout du moins sur le podium. Or, je n’y suis pas arrivé le samedi, ni dans la Course 1 (5e), ni dans la Course 2 (7e). J’ai effectué quelques petites erreurs de stratégie, en cherchant parfois à doubler au mauvais moment, ou en ne protégeant pas suffisamment ma place à d’autres instants. J’étais un peu déçu, tout comme l’équipe. On en a parlé, elle m’a fait comprendre certaines choses et j’ai eu la satisfaction de monter deux fois sur le podium (3e puis 2e) le dimanche.
Nyck De Vries est-il imbattable?
Personne n’est imbattable, mais il faut avouer qu’il est très affûté ! Pour le moment, mon objectif est de faire le maximum et décrocher le meilleur résultat possible en fonction du matériel que j’ai entre les mains. Terminer 2e derrière lui, c’est donc un super résultat. Mais si cela arrive trop souvent, j’aurais évidemment envie d’aller le chercher pour gagner.
Peux-tu nous parler de l’équipe Kosmic?
Etre intégré dans un tel team, c’est génial. J’ai beaucoup de chance. D’un côté, on bénéficie de la puissance du groupe OTK (Tony Kart), et d’un autre côté, l’équipe d’Olivier Maréchal a depuis longtemps démontré ses grandes compétences sur les circuits. Avoir ces deux entités derrière moi, cela crée une pression, mais une pression positive ! La performance est là, on travaille très sérieusement, mais cela n’empêche pas la bonne ambiance. En outre, mon mécanicien m’a suivi dans l’équipe, on se connaît très bien, ça aide. Ensuite, le team me donne toujours de très bons conseils. Il met le doigt sur les erreurs à ne pas refaire. Avec eux, je suis devenu plus calme, plus constant. Je suis concentré à 100% sur mon travail. Enfin, avec mon équipier tchèque Zdenek Groman, ça se passe très bien, on se pousse mutuellement.
Comment vois-tu ton avenir. En automobile comme ton frère Benjamin?
Etant plus jeune que Benjamin, j’ai pu voir les difficultés qu’il y a aujourd’hui à percer en auto. Lui aussi a eu une très belle carrière en karting, a gagné la Formula Academy, mais trouve d’énormes difficultés pour réunir les budgets pour poursuivre sa progression. J’avoue que ça m’a refroidi un peu. Pour ma part, devenir pilote professionnel en karting et gagner ma vie dans cette discipline géniale, ce serait déjà une belle réussite. Le seul inconvénient est que les pilotes professionnels sont de moins en moins nombreux. Même les usines ont beaucoup de pilotes payants. Du coup, il faut prendre les années les unes après les autres, en cherchant à être toujours meilleur.
Merci Sébastien, meilleurs voeux de réussite pour la suite du Championnat du Monde KF1 avec la prochaine épreuve les 23 et 24 juillet à Zuera (Espagne)
Palmarès
2011 (KF1): Actuellement 4e du Championnat du Monde KF1 avec 2 podiums
2010 (KF2): Vice Champion d’Europe, vainqueur de la WSK World Series et 8e du Championnat du Monde
2009 (KF2): Champion de France et 5e du Championnat d’Europe
2008 (KF2): Vice Champion de Belgique
2007 (KF3): Champion de France et 4e du Championnat d’Europe
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Christophe Adams: Deux catégories sinon rien !
mai 15, 2011 ·
Agé de 45 ans (il est né le 27 juillet 1965) et à son compte dans le bâtiment, Christophe Adams a toujours l’envie, la passion et la hargne d’un jeune premier. Originaire de Bruxelles, le Belge au palmarès étoffé force le respect sur les pistes pour sa capacité à courir à la fois dans deux catégories: En Rotax Master et Rotax DD2. Et à chaque fois, il est en lice pour une place sur le podium, tant en Belgique, qu’en France ou au Rotax Euro Challenge. Il nous parle de ce challenge perpétuel…
Christophe, tu es sans doute le pilote Belge qui court le plus en France. Pour quelles raisons?
D’une part, je suis originaire d’un pays assez petit où les beaux circuits sont hélas peu nombreux. De Genk à Mariembourg, on a vite fait le tour. Et puis, j’ai de bons souvenirs en France, sans oublier que les organisations sont de qualité.
Deux catégories à chaque meeting ou presque, à plus de 45 ans, est-ce bien raisonnable?
Pour moi, c’est une motivation supplémentaire. Physiquement, je me sens bien, je n’ai pas de problème de ce côté-là. En fait, je me suis aperçu que je trouve le temps long lorsque je ne cours que dans une catégorie. J’ai vraiment du plaisir à passer du Rotax au DD2.
Tu es un vrai Stakhanoviste?
Certains pensent que je cours sans arrêt, mais ce n’est pas vrai ! Au niveau du nombre de meetings dans la saison, je suis comme beaucoup de mes adversaires. Je sélectionne mes courses. Par contre, pour moi, un meeting compte double ! Le plus dur, c’est le dimanche soir…
Qu’éprouves-tu comme difficultés à passer du Rotax Max au DD2?
Les jours de course, il est important de rester bien concentré et de savoir constamment où j’en suis, pour garder en mémoire chacune de mes courses pour bien les analyser. Par exemple, il m’arrive de ne pas avoir le temps de livrer mon analyse technique à mon mécano, puisque je dois sauter immédiatement d’un baquet à l’autre. Je dois donc éviter les confusions entre ce que j’ai ressenti avec le Max et le DD2.
Et que préfères-tu?
J’aime vraiment les deux ! Au niveau pilotage, j’ai une petite préférence pour le Rotax traditionnel, sans vitesse. C’est un peu plus fin au niveau pilotage. Mais le DD2 est aussi agréable avec sa puissance. A l’Euro Challenge par exemple, le DD2 est plus sympa, car il y a plus de bagarre.
En Master, vous êtes seulement une dizaine à l’Europe, n’est-ce pas démotivant?
Je ne le ressens pas, car j’ai l’habitude de me battre aux avant-postes. Je trouve donc toujours des adversaires sur ma route, sans me soucier s’il y a derrière moi un peloton de 5, 10 ou 20 pilotes ! Je veux rajouter que la catégorie Master a un côté très convivial. Mais dans tous les cas, je prends du plaisir dès que je suis derrière un volant, quel qu’il soit.
Tu fais partie des plus de 32 ans, donc quand tu roules en DD2, tu es engagé en Rotax DD2 Master. Est-ce plus facile?
L’avantage du DD2 est que tous les pilotes roulent au même poids. Donc, lorsque je prends le départ d’une course, je cherche d’abord à être le mieux placé possible au scratch. C’est aussi une satisfaction d’être devant les jeunes. Je veux montrer que le “vieux”, il met encore du gaz ! Bien sûr, au moment de la finale, je ne tente pas n’importe quoi si je dois assurer une bonne place en DD2 Master.
Comment es-tu organisé au niveau technique?
Quand je roule dans deux catégories, j’ai besoin de deux mécanos. D’ailleurs, un grand merci à Rémy et Tyson, sans oublier Alex Engels qui revient parfois sur les circuits. Il m’est déjà arrivé de n’en avoir qu’un seul. Et là, c’est chaud ! Une fois, je suis même descendu tout seul à Salon de Provence pour une qualif Rotax, avec mes deux karts. Heureusement que les Rotax Master et DD2 sont fiables et qu’ils se démarrent tout seul. Si j’avais eu une grosse panne sur un des karts, c’était l’abandon dans cette catégorie.
Deux catégories, ça coûte cher…
J’ai la chance d’être aidé. Depuis que je suis en Rotax, je monte très souvent sur le podium, si bien que j’arrive à passer des accords avec des professionnels. Pour cette année, je voudrais en profiter pour remercier Antonin Mougin de Sport Karting Compétition. Mes grosses dépenses, ce sont les déplacements, bien que je les rentabilise au maximum en courant dans deux catégories. Pour les engagements, je profite souvent des dotations offertes par l’organisateur de l’Euro Challenge, lors de la Rotax Winter Cup par exemple, où on peut gagner l’engagement pour tout l’Euro Challenge !
Il ne faut pas oublier le budget pneus ! Surtout qu’à l’Euro Challenge, il faut acheter deux trains de slicks et deux trains de pluie à chaque meeting. Et pour toi, il faut multiplier par deux… Tu dois avoir un vrai stock chez toi !
C’est vrai que les pneus restent une dépense importante. Quant aux pluies Mojo, j’arrive heureusement à les revendre, par exemple aux Français du Challenge Rotax qui ont des pneus moins chers. Comme ça, tout le monde est content !
T’es-tu donné une date pour raccrocher?
Non, on verra au fur et à mesure des années. Ça dépendra aussi des finances. Si je perds en performance avec l’âge, j’aurais moins de résultats et donc moins d’aide. Pour le moment, je me sens bien côté physique et je compte bien continuer à donner le maximum tout en prenant du plaisir.
Peux-tu revenir sur ton parcours?
Il est divisé en deux, avec une coupure de 2002 à 2005. J’ai commencé en 94 au niveau régional en Belgique en participant à des endurances de 4 et 6 Heures avec des karts type ICA. J’ai notamment eu comme équipier Benoît Pecasse, qui a été Champion de France 125/KZ2 en 2003. Puis, j’ai été Champion Inter-Provincial en 97, avant de participer au Championnat de Belgique à partir de 98. Je suis devenu vice Champion en 99 et j’ai aussi couru dans quelques Grands Prix FFSA, avec une remontée mémorable à Varennes de la 34e à la 8e place ! Après un petit break, j’ai remis ça avec Alexandre Engels que je connaissais bien et qui importait Swiss Hutless en Belgique. Je me suis ainsi lancé en Rotax en 2005, puis en DD2 en simultanée. Lorsque GEM Sport a arrêté, j’ai poursuivi avec un Birel de chez GKS, puis avec un Kosmic et aujourd’hui avec un Tony.
Quel est ton meilleur souvenir?
Ma victoire à la finale du Challenge Rotax France à Laval en 2006 était sympa. Les Français ne me connaissaient pas trop et j’avais été aussi rapide sur le sec que sous la pluie. Mon titre mondial à Al Ain (Dubaï) en 2007 reste aussi un excellent souvenir, tout celui de Sharm El Cheikh (Egypte) en 2009, car j’étais vraiment performant au niveau des chronos par rapport aux jeunes.
Et tes circuits préférés?
Varennes sur Allier, c’est génial pour la bagarre, les dépassements et l’aspiration. Au Trophée KART mag en 2009, j’ai terminé 3e mais en m’étant battu pour la victoire jusqu’au dernier virage. J’aime aussi Zuera et j’aimerais bien découvrir des circuits comme Sarno ou Alcaniz.
Palmarès (principal)
> Finale mondiale Rotax: Champion Rotax Master en 2009 (Egypte) et en 2007 (Dubaï)
> Rotax Euro Challenge: Vainqueur en 2010, 2e en 2009 et 4e en 2006 en Rotax Master + 2e en 2010, 2e en 2009 et 3e en 2008 en DD2 Master
> Challenge Rotax France Rotax Master: 2 fois vainqueur en 2009 (Salbris) et 2006 (Laval), 2e en 2008 et 3e en 2007
> Challenge Rotax France DD2 Master: Vainqueur en 2008 (Valence), 2e en 2010
> Bridgestone Cup: 2e en DD2 Master en 2009 et 2008. 3e en Rotax Master en 2007
> Trophée KART mag: 3e en Rotax Master en 2009
> ICA: Vice Champion de Belgique 99 et Champion Asaf 98
Programme 2011: Rotax Euro Challenge, Challenge Rotax, Bridgestone Cup, Coupe de France Rotax Master, BNL Series (Benelux) + Finale Mondiale à Dubaï?
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Laurent Marchandise: “Les couleurs KCM en avant”
avril 16, 2011 ·
Déjà auteur d’une très belle carrière dans les catégories Minime-Cadet, Junior, Espoir, Elite puis 125cc à boîte de vitesses, Laurent Marchandise a progressivement délaissé le pilotage pour s’immerger complètement dans l’entreprise familiale KCM, qui importe les marques CRG et Maxter en France. Mais l’envie de retrouver l’adrénaline de la compétition et de faire briller les couleurs KCM a poussé Laurent à mettre sur pied un programme copieux en KZ125. Il évoque ce retour, mais aussi les ambitions de CRG France pour 2011, avec une belle liste de pilotes en 2011…
Alors Laurent, la compétition te manquait?
En fait, je n’ai jamais vraiment arrêté, mai c’est vrai que ces dernières années je courais épisodiquement suivant mon envie et surtout le temps disponible depuis que je travaille à temps complet avec mon père chez KCM. J’avais quand même pris l’habitude de participer au Trophée KART mag, une course que j’apprécie car il y a toujours du monde, un excellent niveau et une ambiance particulière, très agréable.
A propos de Trophée KART mag, les pneus seront en parc fermé. Qu’en penses-tu?
C’est devenu obligatoire, car certains ont hélas tendance à profiter du système. Au moins, ça évitera les problèmes.
Quel sera ton programme pour cette saison?
Actuellement, je participe au Championnat Régional en Bourgogne-Franche Comté en KZ125. L’objectif principal sera le Championnat de France à Salbris début octobre. Je serai aussi au Trophée KART mag à Essay. Concernant le Long Circuit, je pense participer à la manche de Croix en Ternois, on verra par la suite si j’ai la possibilité de disputer les autres épreuves. Ensuite, avec l’équipe KCM, le programme sera chargé pour assister les pilotes. Nous serons présents sur de nombreux meetings, dont le Trophée Valentinois ou les grandes épreuves Rotax.
Et qu’en est-il du Superkart?
L’expérience vécue en 2010 m’a emballé. Il est vrai que j’ai gagné une course dès mes débuts dans la discipline. Refaire la dernière épreuve de la saison ne sera pas pour me déplaire. Le Superkart 250cc est vraiment très performant, mais aussi intéressant car il y a beaucoup à gagner sur la piste pour améliorer ses chronos. Je connais bien la famille Payart qui gère l’équipe FPE et nous sommes en train de réfléchir à une éventuelle participation au Championnat d’Europe. En plus, la première est à Magny-Cours, ce n’est pas loin de chez moi…
Verra t-on beaucoup de CRG en France cette année?
De ce côté-là, il n’y a pas de problème. Nous avons la chance de compter sur un excellent réseau de revendeurs et beaucoup d’entre eux représenteront CRG, mais aussi Maxter pour le KZ125, tout au long de la saison. En 125cc à boîte de vitesses, je ne serai pas seul. Il y aura des pilotes comme Arnaud Francioli avec RK Compétition, Yoann Sanchez avec Portariès Compétition, Yannick Savard et Julien Le Brigand avec Tec-Sav, Vincent Fontenille avec Didier Hiver, Louis Bonsaudo, Sébastien Bertrand ou encore William Vermont, ancien Champion de France Nationale qui revient au kart après une expérience en auto.
Cela fait beaucoup de préparateurs différents…
Oui, ce sera intéressant de suivre tous ces pilotes. Nous pourrons compter aussi sur les moteurs de mon père (Christian Marchandise, Ndlr), qui a beaucoup travaillé sur le banc d’essais cet hiver. On est confiant. Beaucoup d’autres pilotes profiteront de la qualité du matériel CRG, je pense par exemple à Charles Magnin et Damien Vuillaume en Rotax, à ou à la jeune Adeline Prudent et Emmanuel Reviriault en Nationale.
Te verra t-on aussi en Endurance?
Ma participation aux 24 Heures du Mans reste une expérience inoubliable. De ce côté, Jérémie Rouxel engagera sans doute une équipe dans certaines courses de l’Euro Endurance Série, dont probablement les 24 Heures du Mans. Je serai sans doute du voyage avec eux, tout comme Aurore Launay.
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Antoine Barthon: « Le Rotax permet de beaucoup rouler »
mars 12, 2011 ·
Ancien animateur de la catégorie Junior, Antoine Barthon a préféré s’orienter vers une carrière en Rotax Max plutôt que de poursuivre en KF. Bien lui en a pris, puisqu’il est devenu aujourd’hui un pilote reconnu au niveau international dans cette catégorie. Après s’est forgé un beau palmarès avec le team MD Compétition de Michaël Dauphin, il a récemment été repéré par un team britannique pour qui il pilotera cette saison…
Il y a quelques années, tu as choisi de courir en Rotax. Pourquoi?
C’est vrai que peu de jeunes pilotes de moins de 16 ans pensent à cette catégorie et c’est dommage car elle est très compétitive. J’ai choisi le Rotax, car avec le budget que je possédais, je pouvais faire beaucoup de grandes courses eu niveau national comme international. Ce que je n’aurais pas pu faire en KF. Le niveau très élevé que j’y ai trouvé, surtout à l’Europe, m’a conforté dans mon choix.
Tu es un habitué du Rotax Euro Challenge, on n’y retrouve pourtant peu de Français…
En France, le Rotax a malheureusement une moins bonne réputation que dans d’autres pays comme la Hollande, l’Autriche ou l’Angleterre. Là-bas, beaucoup de jeunes se dirigent vers le Rotax dès le Junior, voire dès le Mini-Max. Du coup, la qualité est au rendez-vous et des pilotes comme Ben Cooper ou Luke Varley ont prouvé ensuite en KF2 qu’ils n’avaient rien à envier à leurs adversaires issus du KF3. En France, on a quand même de superbes plateaux en Rotax. Mais peut-être à cause des déplacements et du coût d’engagement assez élevé de l’Euro Challenge, peu de Tricolores se lancent à l’international.
L’Euro Challenge se distingue par des écarts très serrés entre les pilotes. Dès lors, comment faire la différence?
Outre le pilotage évidemment très important, on joue sur tous les détails possibles. C’est très intéressant et on progresse sans cesse. Il y a bien sûr les réglages du châssis qu’il faut adapter aux conditions et aux pneumatiques. Personnellement, avec le Tony Kart que j’ai utilisé ces dernières années, je n’ai pas connu trop de problèmes. Finalement, le point primordial reste la carburation. Contrairement au KF ou au X30, on ne peut pas la régler en roulant, elle doit donc être parfaitement réglée avant la course. Il faut bien prendre en compte les conditions météos et les caractéristiques du circuit. A ce niveau, le ressenti du pilote compte beaucoup pour analyser les performances du moteur après chaque séance d’essais et chaque manche. Il suffit que la température baisse de quelques degrés et il faut s’adapter. On n’a pas le droit à l’erreur, surtout quand on participe à l’Euro Challenge où l’on peut vite perdre une dizaine de places !
En France, les pilotes utilisent aussi bien des pneus Bridgestone que des Mojo. Est-ce difficile à gérer?
Oui assez, car les deux types de gomme sont différentes. Surtout en 2010, avec des Bridgestone YKB qui étaient quand même assez tendres. Il fallait se réadapter à chaque fois. Dans beaucoup de pays, les pilotes roulent toute la saison avec les mêmes pneus, c’est plus facile. Personnellement, je préfère les Mojo. Ce pneu à gomme médium est bien adapté à la catégorie. Le grip est assez bon et il reste constant. Dommage que les pneus pluie de la marque soient moins agréables et plus difficile à prendre en mains que les Bridgestone. Le Mojo pluie manque de grip latéral, ce qui demande une bonne compréhension du pneu avec des trajectoires et un pilotage différents. Il faut freiner en ligne et remettre les gaz au bon moment, sans trop brusquer le châssis. Attention aussi aux pressions. On peut vite se retrouver à près de deux secondes des meilleurs !
N’as-tu jamais été tenté par le Rotax DD2?
J’ai eu l’occasion d’essayer, mais je préfère mon Rotax Max. La conduite est plus brutal et je n’ai pas été emballé par les deux vitesses. Et puis, c’est en Rotax que l’on retrouve les plus beaux plateaux, surtout en France. Cette catégorie m’a permis de beaucoup rouler, de me forger une grosse expérience et de bien progresser à tous les niveaux, notamment dans le peloton.
Et l’auto?
Comme beaucoup de jeunes, j’aurais bien sûr aimé en faire, mais c’est trop cher pour moi, même pour une catégorie comme la Clio Cup. Pourquoi pas disputer une course un jour pour le fun? Toutefois, rouler en kart à haut niveau, ça reste génial. Rechercher sans cesse la performance maximum et essayer de concrétiser toutes ces années d’efforts, c’est extrêmement motivant !
Quel est ton meilleur souvenir?
En 2008, pour ma première année dans le Rotax Euro Challenge, j’ai terminé 4e dès ma 2e course en Allemagne à Wackersdorf. Il y avait 90 engagés, j’étais très content de ma prestation, alors que l’épreuve précédente à Salbris s’était plutôt mal passée.
Tu as commencé l’année avec une belle 5e place à la Rotax Winter Cup. Peux-tu revenir sur ta course…
Ce fut globalement un bon week-end avec l’équipe MD Compétition. La météo était très clémente pour la saison et le circuit de Campillos est aussi très agréable à rouler. J’ai signé le 8e temps aux chronos. J’étais plutôt optimiste car les écarts étaient très réduits avec les premiers. J’enchaîne avec des 3e, 2e et 2e places dans les manches, ce qui me permet de partir 3e en pré-finale. Je prends un bon départ, je me retrouve 2e et on réussit à prendre de l’avance avec le premier. J’aurais voulu le passer pour partir à la corde en finale, mais je n’en ai pas eu l’opportunité. Hélas, le temps s’est couvert pour la finale et ma carburation n’était plus aussi bonne. La finale fut beaucoup plus difficile et j’ai seulement pu sauver la 2e place. J’étais un peu déçu, car la performance était là tout le week-end. En plus, il y avait des inscriptions à l’Euro Challenge à gagner pour les premiers.
Comment s’annonce cette saison?
Très bien. Elle va s’orienter encore plus vers l’international, car mes performances m’ont valu d’être repéré par le team anglais Dan Holland Racing, qui importe les châssis FA Kart. Ils m’ont fait une bonne proposition et j’ai saisi l’opportunité de rouler avec eux. J’aurai toujours le même motoriste, je ne serai pas trop dépaysé. Je vais sans doute découvrir une nouvelle méthode de travail, ce sera intéressant. Je vais en profiter pour me perfectionner en anglais !
Quel sera ton programme?
Les quatre épreuves du Rotax Euro Challenge, l’Open International et peut-être une ou deux courses en Angleterre. L’objectif 2011 est clairement de finir dans les 3 premiers de l’Euro pour espérer se qualifier pour la finale mondiale en fin de saison. Pour l’instant, il n’y a pas de courses programmées en France, mais on verra au cours de la saison. J’aimerais quand même disputer une qualification du Challenge Rotax France pour participer aussi à la finale nationale. En attendant, un week-end complet de tests est prévu à Genk en Belgique pour préparer la 1ère épreuve de l’Euro qui débutera là-bas.
Antoine Barthon digest
Né le 21 août 1992 (18 ans, lion)
Réside à Orléans (45)
Scolarité: Bachelier, actuellement en 1ère année d’économie-gestion à l’université d’Orléans
Carrière: Antoine a débuté en Minime en 2004. Il termine 3e du Championnat d’Ile de France Cadet en 2005, participe au Championnat de France KF3 en 2006 et 2007, avant de passer en Rotax Max. 4e de la Winter Cup Rotax 2009, il monte sur la 3e marche du podium au Rotax Euro Challenge à Zuera. 2e du Championnat Rotax cette même année, il le gagne en 2010. Il a notamment terminé 2e de la Bridgestone Cup cette saison. 20e de la Finale Mondiale 2010
Photos © Emma Cassini
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Andréa Pizzitola: “Je veux briller en KF2 et F4 !”
février 18, 2011 ·
Andrea Pizzitola n’a débuté qu’en 2008 en KFS durant sa 16e année, mais il a vite réussi à grimper les échelons en accumulant les belles performances. Brillant en X30 en 2010, il n’a pas tardé à s’essayer au KF2 en fin de saison et s’apprête à poursuivre en 2011, tout en courant en monoplace en F4. C’est à Lonato sous la superbe structure 2G Racing, au côté des frères Braun, que nous l’avons rencontré lors de la Winter Cup…
Comment es-tu venu au karting?
J’ai toujours été passionné de sports mécaniques. J’ai fait de la moto-cross étant petit, mais je cherchais déjà à m’intéresser au milieu du kart. Une fois, je suis allé faire un tour de location sur le circuit de Grabels avec des amis. J’ai essayé de m’appliquer et je me suis retrouvé à tourner dans les meilleurs temps. Michel Blanc, le responsable du circuit, est venu de voir et m’a conseillé de persévérer. Il m’a orienté vers la Formule FFSA (ex KFS) qui est une super catégorie pour débuter. Le coût est très attractif et ça permet vraiment d’apprendre les bases du kart. Au début, mon père était un peu inquiet de me voir courir. Car il en avait fait dans les années 80 et il savait qu’une fois qu’on met les doigts dans l’engrenage, on ne s’arrête plus et cela entraîne à faire des concessions et à organiser différemment la vie de famille ! Mais j’aimais vraiment ça. Ma première saison en 2008 s’est plutôt bien passé. Il m’avait dit, “si tu fais dans le top-10 à la Coupe de France à Muret, je te paie une course en X30” ! J’ai terminé 7e et je me suis inscris à la Coupe de l’Amitié à Grabels. Cette fois, c’était, “si tu finis dans les cinq premiers, tu cours en X30 en 2009”. Et j’ai fait 5e !
Cela n’a pas dû être facile de changer si rapidement de catégorie…
Oui, car le X30, c’est encore un autre niveau, spécialement au niveau technique. La saison 2009 fut donc surtout une année d’apprentissage de la catégorie. J’ai connu quelques abandons, des accrochages, des manques de réussite, mais le Trophée Bruno Grana m’a donné envie de persévérer. En pré-finale notamment, j’ai finis 9e en signant le 2e meilleur temps au tour. En 2010, j’ai donc redoublé en X30 afin de confirmer et de décrocher de vrais résultats. Ce fut le cas, avec la 3e marche du podium au Trophée Kart mag comme au Trophée International Bruno Grana, le titre au Championnat du Sud, la 4e place à la Finale Nationale X30 et une 2e position à la Kart Cup à La Grande Motte. Seule la Coupe de France à Lyon fut une vraie déception. Je gagne la pré-finale et je me sentais vraiment capable de confirmer en finale. Hélas, il s’est mis à pleuvoir et j’ai dû me contenter de la 12e place au général.
Tu as roulé aussi en KZ125, KF2 et Clio Cup. Comment as-tu fait pour tout faire?
Le calendrier de la Clio était idéal en plus du X30. Le KZ125, c’était juste pour le fun en fin de saison. Quant au KF2, ce sont les bons résultats du X30 qui nous ont poussé à savoir si je pouvais viser encore plus haut. Finalement, j’ai beaucoup aimé le matériel, le grip des pneus et la puissance du moteur. Je me suis retrouvé assez compétitif, c’était une surprise agréable. J’ai voulu participer à plusieurs courses pour acquérir de l’expérience. J’ai donc enchaîné la Bridgestone Cup Europe à Lonato, le GPO à Laval, la WSK Nations Cup et la Coupe des Champions en Espagne. J’ai eu quelques satisfactions, avec deux top-10 au GPO, ainsi qu’une grosse frustration à Vendrell en Espagne. J’ai terminé 2e en pré-finale, mais la 1ère ligne s’est fait pousser au départ, par un Français d’ailleurs, et j’ai fini dans le bac à graviers. Dommage !
Dans quelle structure évolues-tu?
J’ai commencé avec le team Intégral d’Alain Pinel. J’ai rapidement été assisté de Christophe Rabotin, qui m’a appris beaucoup de choses. Il fut mécanicien de Franck Perera et chez Nowa Kart. Puis, j’ai eu l’occasion d’essayer le Tony Kart et c’est vraiment un châssis qui me convient parfaitement. J’ai choisi d’intégrer la structure Braun Racing avec un FA Kart, qui est identique au Tony. C’est l’expérimenté Ludovic Chevalier qui assure mon assistance depuis la mi-saison 2009. Et c’est avec le matériel de Cédric Sport que j’ai participé à la Coupe de France Long Circuit à Lyon en KZ125.
Quel est ton programme?
En kart, je vais participer au Championnat de France KF2 (GPO), avec quelques épreuves internationales en plus comme certaines manches de la WSK et la Bridgestone Cup Europe. En parallèle, je suis engagé au Championnat de France F4 (ex Formule Campus, Ndlr). Grâce à Georges Noto, mon président de club (ASK Montpellier Occitan) et ancien Président de la CRK Languedoc-Roussillon, j’ai pu bénéficier d’une aide de la région pour intégrer le championnat de l’Auto Sport Academy.
Comment vois-tu ton avenir?
Le sport automobile, c’est un milieu très aléatoire, donc mon avenir reste incertain. Pour le moment, je suis obligé de voir le court terme. Mon but en 2011 est de monter sur le podium des deux championnats de France auxquels je participe, en kart en KF2 et en auto en F4. L’idéal serait de les gagner en espérant de me faire repérer, tout en brillant dans les autres épreuves que je vais disputer. Je me dis au moins que j’aurai essayé et je vais désormais donner le maximum pour réussir une bonne saison.
Quel expérience de l’auto as-tu?
L’hiver dernier, j’ai testé une Legend Car de la structure Speed Car de Pascal Destembert. En voyant mes temps, il m’a proposé d’essayer une Clio et j’ai finalement participé à la Coupe en 2010. J’ai progressé tout au long de la saison et, à Albi avec le team Milan Compétition, j’ai réalisé le 3e chrono et terminé 4e dans une des courses. A Magny-Cours aussi, j’ai signé d’excellents temps.
Avec un tel programme, comment gères-tu ta scolarité?
Jusqu’ici, ça se passe bien. Je suis en terminale et je passe le baccalauréat en juin. J’espère bien l’avoir. Je pars avec quelques points d’avance grâce au Français. C’est vrai que depuis l’an passé, j’ai choisi un lycée privé pour avoir davantage de faciliter pour conjuguer sport et études. J’ai un copain qui me transmets les cours et les devoirs quand je suis absent. A moi de les rattraper ensuite !
Andrea Pizzitola digest
Né le 19 juin 1992 à Montpellier (34)
18 ans, gémeaux, 1 frère (Silvio)
Réside à Lansargues (34)
Scolarité: Terminale STG à Montpellier
Débuts en kart: 2008 en Formule FFSA Jeunes (ex KFS)
Circuit préféré: Varennes sur Allier
Plat préféré: Le poulet aux olives de ma mère
Boisson préférée: Red Bull
Traits de caractère: Calme et joyeux
Meilleur souvenir: 3e place au Trophée Grana X30 2010
Moins bon souvenir: Finale de la Coupe de France X30 2010 à Lyon, après avoir gagné la pré-finale
Matériel kart 2011: FA Kart-Vortex avec le team Braun Racing
Club: ASK Montpellier Occitan (CRK Languedoc-Roussillon)
Souhait sportif: Aller le plus loin possible dans le sport automobile
Parcours
> 2008 (Formule FFSA Jeunes): Vice Champion Régional Languedoc-Roussillon. 7e de la Coupe de France
> 2009 (X30): 3e du Chpt Régional Languedoc-Roussillon. 3e Kart Cup à La Grande Motte. Finaliste de la Finale Nationale et du Trophée Bruno Grana. Participation à l’Euro Endurance Série avec l’équipe Nowa Kart (2 courses de 6H et les 24H du Mans)
> 2010 (X30): 3e aux Trophées Kart mag et Bruno Grana. Champion du Sud. 4e Finale Nationale X30. 2e Kart Cup à La Grande Motte. 12e Coupe de France
> 2010 (KF2): 8e (samedi) et 7e (dimanche) au GPO à Laval. 14e Finale Européenne Bridgestone Cup. 9e Coupe des Champions en Espagne + 11e de la finale KZ125 Long Circuit à Lyon
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En haut, Andréa Pizzitola avec son équipier Enzo Guibbert. Ci-dessus, Andréa à Lonato avec les nouvelles couleurs (très espagnoles) de son FA Kart.
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